La science apporte la preuve… L’ADN transmet nos souvenirs !

souris
En kinésiologie, on le savait depuis longtemps …
Les chercheurs viennent enfin de le prouver scientifiquement :

«Des souris soumises à une expérience désagréable ont transmis, via leur ADN, la mémoire de cet événement à leur progéniture. Un héritable « épigénétique » qui réinterroge la notion de l’inné. »

« … Le souvenir de ce qu’ont vécu nos ancêtres, loin d’être perdu, se trouve tapi au plus profond de nous. Mieux, c’est dès la naissance que chacun profiterait en droite ligne de l’expérience de ses aïeux. Cela sans en avoir toutefois conscience…. »

« Les chercheurs Kerry Ressler et Brian Dias, de l’université Emory d’Atlanta (Etats-Unis) ont fait une extraordinaire découverte en observant, pour la première fois, la transmission d’un souvenir via… l’ADN ! En l’occurrence, le souvenir était celui de souris qui associaient une odeur à une expérience désagréable ; l’étude démontra que la mémoire de cette expérience fut transmise aux générations suivantes par cette seule voie biologique.

Concrètement, les chercheurs ont d’abord appris à des souris mâles à avoir peur de l’odeur spécifique d’une molécule chimique. Ils ont associé plusieurs fois de suite cette odeur à un choc électrique. Dans les dix jours qui ont suivi, ces mâles se sont reproduits avec des femelles qui n’avaient, elles, jamais été exposées à cette odeur. Résultat : la descendance, élevée par les femelles, a instinctivement sursauté lors de sa première exposition à cette odeur. Beaucoup pus que les descendants de souris qui n’avaient pas appris à la craindre ou même qui avaient appris à craindre une autre odeur. Un comportement qui pouvait aussi être transmis par les mères, ou en utilisant une autre odeur… Et qui persistait à la 3e génération !

Dès lors, la conclusion s’imposait : des souris avaient à leur naissance, hérité d’une forme de souvenir appartenant à leurs parents, indépendamment de tout apprentissage. Elles savaient ce que leurs parents avaient, eux, dû apprendre par eux-mêmes… »

Lire l’article complet d’ Elsa Abdoun dans : Sciences-et-Vie de mars 2014